Rapport sur le prix et la qualité du service public de l’eau potable et de l’assainissement 2016 // Intervention d’Emeline Baume au conseil municipal // 28 janvier 2018
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Ce rapport annuel est l’occasion de repositionner la ressource eau dans les enjeux globaux de santé environnement.

Cet automne, nous étions tous alertés par le niveau bas des nappes phréatiques en France et localement du fait du manque de précipitations. A Lyon, le débit du Rhône était en novembre de 30% inférieur à la normale. La nappe de l’Est lyonnais qui nous alimente en eau potable présentait un niveau de trois mètres inférieur à la normale. De fait, la préfecture a publié de nombreux arrêtés de sécheresse visant à privilégier certains usages au nom de notre qualité de vie à savoir :
– avoir accès à l’eau potable pour nous habitants de la Métropole ;
– garantir un certain débit du fleuve Rhône nécessaire à la sécurité des installations nucléaires.

Actuellement, c’est l’inverse et là on parle de crue !
D’un côté, nous avons des aléas climatiques qui accroissent la tension sur les usages de l’eau, et, de l’autre, nous avons des usages qui dégradent la qualité de cette ressource et coûte à la collectivité en dépenses de dépollution, de santé de l’ensemble des êtres vivants etc.
Par exemple : 
– l’usage de détergents trop important voir le vidage de peintures et huiles ;
– les lingettes et autres dérivés mis directement dans les toilettes ;
– les intrants utilisés en agriculture dans le val de Saône et les plaines de l’Ain ;
– les emballages jetés dans la Saône et le Rhône …

Des comportements individuels peu responsables reflets de notre société de sur-production et sur-consommation.

Si le groupe des écologistes rappelle ces pratiques à risques, c’est parce qu’elles ont un impact à court et moyen termes sur toute la chaine alimentaire et que comme pour les déchets  » le meilleur polluant c’est celui qui n’existe pas  » .

Nous buvons une eau de qualité peu onéreuse, pour l’instant, environ 0,3 centimes le litre alors préservons la !

Cette préservation se fait grâce :
– à la connaissance, à savoir l’expertise de nos chercheurs qui en mars dernier pointaient l’effet cocktail dans nos eaux des détergents avec les molécules issues de nos médicaments mais aussi la présence des micro-plastiques ;
– à la maîtrise directe et la mise à niveau de nos équipements tant en eau potable qu’en assainissement ;
– à la vision globale pour le territoire d’une sobriété d’usage et de pratique pour un accès garanti pour tous et durablement à cette ressource.

Avec une telle démarche, dite  » territoire sobre en ressources « , nos paysages seront productifs et vivants, notre air respirable, nos activités professionnelles et extra-professionnelles toutes utiles pour l’environnement et le bien-être de chacun et bien entendu notre eau en qualité et en quantité.

C’est cette démarche qu’il nous faudra inscrire dans la future stratégie eau potable de la Métropole 2020-2035 qui sera bientôt discutée.

Emeline Baume
Conseillère Municipale du groupe des élus Europe Ecologie Les Verts et apparentés de la Ville de Lyon

2 réflexions au sujet de “Rapport sur le prix et la qualité du service public de l’eau potable et de l’assainissement 2016 // Intervention d’Emeline Baume au conseil municipal // 28 janvier 2018

    1. Merci pour la correction que nous allons effectuer dans l’article. Et du coup, je publie le chiffre et ses conversions :  » 3,13 € TTC, c’est le prix d’1 m3 d’eau de la Métropole de Lyon livré, collecté puis dépollué, soit 0,0031 € TTC le litre.

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