Rapport sur le prix et la qualité du service public de prévention et de gestion des déchets ménagers et assimilés 2016 // Intervention d’Emeline Baume au conseil municipal // 28 janvier 2018
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Ce compte rendu obligatoire d’activité de nos services prévention, collecte et traitement des déchets produits par les familles et foyers, mais aussi entreprises de petite taille, est l’occasion de revenir sur plusieurs points.

Il n’aura pas échappé à celles et ceux qui suivent l’actualité que lors du sommet de Davos une femme s’est exprimée ouvertement et précisément sur un enjeu planétaire et sa solution. L’enjeu étant la pollution massive de nos eaux par des micro-plastiques et la solution nommée  » la nouvelle économie du plastique  » . Il s’agit bien entendu d’Elen MacArthur qui au travers de sa fondation oeuvre auprès des grands comptes qui tiennent avec les investisseurs financiers entre leurs mains l’avenir d’une seule planète.

L’Union Européenne, quant à elle, discute jusqu’en juin de sa stratégie plastique, où comment plus recycler, et surtout, où le faire, et pour quels usages.

Dans le même temps, Brune Poirson et d’autres membres du gouvernement ont quant à eux fait état des avancées des discussions autour de la feuille de route nationale « économie circulaire ».

Ces enjeux sont importants pour nos territoires puisqu’ils concernent entre autres les modalités de réduction et de collecte de nos poubelles donc le coût du service public et l’emploi dans ces filières.

Localement ce compte rendu d’activité montre que :
– nous collectons plus de verre car la Métropole a mis à disposition plus de réceptacles ;
– plus d’usagers se rendent en déchetterie.
Ceci amène plus de recyclage matière, et c’est précieux pour limiter notre impact sur des ressources naturelles non-renouvelables.
En parallèle, les habitants mettent moins de déchets dans leur poubelle grise. Là encore, nous avons matière à penser que les modes de consommations éco-responsables font plus sens pour plus d’entre nous !
Hélas, tout les indicateurs ne sont pas aussi positifs et le contenu de nos bacs jaunes, bacs de tri, diminue, et la qualité se dégrade.

Pour faire plus et mieux, les écologistes proposent régulièrement de démultiplier les offres faites aux usagers.
– La déchetterie mobile arrivera dans l’année pour les lyonnaises et lyonnais ne pouvant se rendre sur la déchetterie Saône dans le 5ème et dans celles du 7ème et du 9ème.
– Plus de composteurs partagés dans les copropriétés, en pied d’immeubles et dans les écoles volontaires seront installés.
– L’université citoyenne proposera aussi une formation dédiée à ces pratiques de compostage et lombricompostage partagé.
– Une information engageante sur le sens du geste de tri et la nécessité de réduire autant que possible ces déchets.
– Une expérimentation de diminution des biodéchets chez certains professionnels du plateau de la Croix Rousse avec une collecte dédiée sera initiée.

Ces actions sont définies dans des politiques publiques. L’une d’elle concerne ma délégation à savoir : la réduction des déchets. Je viens d’ouvrir les démarches de concertation et co-construction pour notre prochain programme de réduction des déchets 2019-2023. De nombreuses structures lyonnaises contribuent aux travaux. Vous aussi élus et habitants pourrez réagir aux propositions lors de la consultation publique qui se tiendra en juin et juillet.

Pour revenir aux nouveautés de 2018, ces nouveaux services sont financés avec les recettes de notre taxe d’enlèvement des ordures ménagères et assimilés. Pour les écologistes, cet impôt ne peut que favoriser une trajectoire organisant un territoire sobre en ressources et riche en emplois de tous niveaux non délocalisables.

Les écologistes, vous l’avez compris, continueront à proposer d’agir ici et maintenant pour que demain notre ville et notre territoire ne gaspillent plus tout en répondant aux besoins de chacun.

Emeline Baume
Conseillère Municipale du groupe des élus Europe Ecologie Les Verts et apparentés de la Ville de Lyon

Une réflexion au sujet de “Rapport sur le prix et la qualité du service public de prévention et de gestion des déchets ménagers et assimilés 2016 // Intervention d’Emeline Baume au conseil municipal // 28 janvier 2018

  1. Bonjour,

    Sympathisante et électrice des Verts, je lis toujours le Bulletin d’EELV et les rapports des élu.e.s verts de Lyon, bien que j’habite une petite commune appartenant à la Communauté d’agglomération de l’ouest rhodanien (Dareizé, 450 habitants). J’ai lu avec intérêt votre rapport sur la question de la gestion des déchets, et je voudrais vous faire part de la situation chez nous.

    Vers Noël, nous avons reçu (par le biais du bulletin municipal ) l’information qu’à partir du mois de mai prochain, les ordures ménagères (sacs gris) ne seraient plus ramassées au domicile des particuliers, mais devront être portées, et déposées ainsi que les « sacs jaunes » (emballages recyclables) dans des points de collecte, comme le verre ou le papier. Je trouve cela incroyable, et vraiment aberrant.

    Cette mesure est « justifiée » par les économies qu’elle permettra sur les camions de ramassage. Je considère pour ma part qu’il s’agit de la suppression d’un service public ancien et basique, et donc d’un véritable scandale. Pour ma part, je mets au recyclage (sacs jaunes) tout ce qui l’est à ce jour, je fais du compost avec les déchets organiques, je donne les objets en état dont je n’ai plus l’usage à Emmaüs Tarare et je porte le reste à la déchetterie. Malgré ce tri, la masse de déchets ménagers non recyclables est considérable, et le travail demandé aux particuliers va donc être considérable aussi. Comment feront les personnes qui n’ont pas de véhicule (ce qui n’est pas un crime, jusqu’à nouvel ordre !) ? Devront-elles faire des km à pied pour porter leurs sacs — qui s’accumuleront encore plus vite que le papier ou le verre et seront donc nombreux ? Et quid de tous ceux et celles qui ne pourront pas faire ce travail (personnes handicapées, malades etc ?). Va-t-on voir les déchets s’accumuler chez les gens qui ne trouveront ou ne prendront pas le temps de les porter, ou va-t-on voir refleurir les « ordures sauvages » ?

    J’ai écrit écrit au président de la communauté de communes pour lui dire ma façon de voir, et lui dire qu’à mon avis, les bonnes mesures consisteraient dans la réduction du volume des déchets à la source par retour à la vente en vrac, à des emballages consignés etc. (s’il y avait moins d’emballages inutiles, les camions pourraient passer moins souvent et cela réduirait les frais) ,et non dans la suppression d’un service public de base.

    Peu de temps après, j’ai reçu un coup de téléphone de l’adjoint chargé de ces questions, qui m’invitait à venir le voir pour qu’il puisse « m’expliquer ». Je lui ai répondu que mes déplacements étaient actuellement difficiles en raison de problèmes de santé assez incapacitants (ce qui est vrai) mais que de toute façon, il n’y avait rien à m’expliquer car j’avais très bien compris de quoi il retournait. Moyennant quoi je me suis entendue dire qu’on ne pouvait de toute façon pas persuader les gens obstinés comme moi, que je n’étais pas représentative de l’opinion générale (sur le point de la collecte des déchets, je crois pourtant bien que si ! ) et que d’ailleurs il ne faisait que suivre les recommandations puisque l’ADEME préconisait ce genre de mesure.
    Depuis, je me demande si cette dernière information est exacte…

    En vous remerciant pour le travail que vous faites sur Lyon, et bien cordialement à vous,
    Geneviève Massard-Guilbaud

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