Rapport sur le prix et la qualité du service public de l’eau potable et de l’assainissement – 2017  // Intervention d’Emeline Baume au conseil municipal // 21 janvier 2019
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Tout début janvier le Bureau de Recherche Géologique a publié un point sur l’état des nappes phréatiques en France. Je cite :  » Plusieurs secteurs présentent des situations moins favorables, avec des niveaux moyens voire bas par rapport aux moyennes mensuelles, on peut citer par exemple : les aquifères de la vallée du Rhône, notamment en amont de Lyon, qui présentent des niveaux le plus généralement stables. Les niveaux sont, pour beaucoup d’entre eux, bas voire très bas, à cause d’un cumul de pluies faible sur l’ensemble de l’année. »

L’eau pour nos besoins essentiels provient à plus de 90 % de la même nappe que celle qui irrigue encore par exemple les parcelles de maïs de la plaine de l’Ain ou bien qui refroidit les rejets des installations nucléaires situées en amont de notre cité.

La Métropole engage cette année un travail afin d’élaborer le prochain plan d’approvisionnement en eau potable pour l’ensemble de notre territoire.

Des chercheurs tels que ceux du GRAIE travaillent activement à objectiver les nouvelles questions liées à la présence de micro-plastiques issus de nos eaux de lavage (compte tenu du fait que l’industrie textile propose des pièces majoritairement synthétiques) ou des rejets d’emballages dans le milieu naturel, mais aussi à la présence de perturbateurs endocriniens. La semaine dernière encore, la Préfecture du Rhône rappelait qu’on ne peut toujours pas consommer les poissons pêchés dans le fleuve à cause de cette ancienne et toujours présente pollution industrielle au PCB.

Pour que demain, tous aient accès à une eau buvable en quantité suffisante les supers équipements filtrants par exemple ne suffiront pas. Les changements de comportement comptent y compris dans les messages donnés par les élu-e-s  buvant encore de l’eau en bouteille en séance.

Ainsi que l’ont précisé les membres du réseau France Nature Environnement lors des Assises nationales de l’Eau qui se sont tenus en plusieurs temps en 2018 il faut maintenant définir collectivement la priorisation des usages de cette ressource par territoire.

Nous sommes dans un territoire fortement industriel avec des enjeux de sécurité sanitaire important et en plus des activités agricoles aux alentours qui n’ont pas encore opéré la transition vers des modes de culture moins consommateurs en eau.

Pour les écologistes il faut dès maintenant dans le cadre de l’élaboration du Plan Climat Métropolitain, et de ce futur plan d’approvisionnement en eau potable, ouvrir très largement les débats avec l’ensemble des usagers.

La loi sur l’eau est claire, la priorité est à la santé humaine et à la préservation des équilibres naturels !

Agissons pour préserver le vivant et de fait les communs que sont la terre, l’eau et l’air.

Emeline Baume

Conseillère municipale Europe Ecologie Les Verts et apparenté-e-s de la Ville de Lyon

3 réflexions au sujet de “Rapport sur le prix et la qualité du service public de l’eau potable et de l’assainissement – 2017  // Intervention d’Emeline Baume au conseil municipal // 21 janvier 2019

  1. Bonsoir,
    Je serais intéressée de participer activement à un débat sur le problème de l’eau notamment, dans le cadre du grand débat national organisé par le Gouvernement. Y aurait-il par hasard des salles disponibles en mairie pour ce faire?
    Merci de votre réponse
    Cordialement
    Paula MORRONE

    1. Bonjour,

      Pas de soucis, mais pour l’instant rien n’est prévu sur ce thème. Nous ne manquerons pas de vous tenir au courant.
      Cordialement

  2. Bonjour,
    Merci pour cette intervention.
    En tant que kayakiste (je pratique au CKLOM à Gerland) je m’interroge sur la composition chimique et bactériologique des eaux du Rhône et de la Saône (notamment dans Lyon).
    Outre les nombreux déchets flottants, il est arrivé que l’on tombe sur des nappes d’eau nauséabonde assez étendues en plein Lyon. Je l’avais signalé à la mairie qui n’a jamais trouvé d’explications. L’odeur sur le Rhône évoquait un débordement d’égoûts, ce qui est un peu inquiétant lorsque on trempe dans cette eau.
    D’autre part, ce qui m’interroge le plus c’est la qualité chimique de l’eau. Il est interdit de pêcher et de consommer les poissons à cause des PCB. Est-il sûr de se baigner dans le Rhône et la Saône ? Quid des pesticides et autres substances chimiques ? J’ai essayé de trouver des chiffres pertinents d’analyse sur les sites web de l’Agence de l’eau mais sans succès, au point que je me demande si des analyses existent ou pas, et si oui, pourquoi ne sont-elles pas accessibles ?
    Avez-vous des informations sur le sujet ? Si non, à qui peut-on s’adresser pour obtenir ces informations ? Merci.

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