Lubrizol : Grégory Doucet demande une transparence totale sur les 16 installations classées SEVESO « seuil haut » autour et à Lyon
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Qualifiée de simple incendie au départ, force est de constater que l’affaire Lubrizol est bien une catastrophe industrielle majeure, une catastrophe environnementale et une catastrophe sanitaire. Grégory Doucet, candidat écologiste pour la ville de Lyon s’inquiète des zones d’ombre laissées par le Premier ministre et les services préfectoraux. En refusant de rendre publiques un certain nombre d’informations comme celle de la nature des produits ayant brûlé sur le site, le gouvernement entend rassurer la population. Or c’est bien l’inverse qui se produit face à la marée noire qui vole dans les airs de Rouen et de sa région.

La gestion de cette catastrophe par l’État n’est pas sans rappeler celle très approximative du plomb libéré dans les airs par l’incendie de la cathédrale Notre Dame. Or dans un rayon de 10 km autour de Lyon on compte 16 installations classées SEVESO en seuil haut, dont 3 dans le septième arrondissement de Lyon. « Je m’inquiète de l’accès à l’information de tous et toutes si une catastrophe devait se produire à Lyon. Nous sommes en droit de demander à la préfecture des informations plus régulières et notamment les procédures à suivre en cas d’incident sur l’un des sites ».

La loi Essoc d’août 2018 simplifie les demandes d’autorisation de modification des industries Seveso. Cette simplification a permis au site Lubrizol d’augmenter considérablement ses stocks d’hydrocarbures et autres. « Notre santé ne supporte aucune simplification administrative » déplore Grégory Doucet.

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