Budget de la ville de Lyon : où sont les ambitions climatiques ?
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A son retour au poste de Maire de Lyon Gérard Collomb s’était drapé dans de nouvelles ambitions écologistes, le budget 2019 de la ville de Lyon sonne déjà la fin de sa parenthèse verte. Les écologistes déplorent l’absence d’ambition budgétaire pour faire face à l’urgence climatique.
Alors que les lyonnais se mobilisent depuis des mois reprenant les mots de Nicolas Hulot « Les petits pas ça ne suffit pas« , Gérard Collomb a présenté un budget qui ne prévoit aucune hausse sensible dans les domaines de réduction des gaz à effets de serre ou de la transition écologique et solidaire.
Françoise Chevallier, présidente du groupe EELV à la ville de Lyon l’a expliqué lors du Conseil Municipal : « Nous attendions une augmentation pour le budget lié au plan climat. Quelle déception ! Aucune modification, aucun investissement supplémentaire ! Et  pour le Plan d’investissement énergétique et durable la moitié des crédits de paiement est programmée en 2020 et les années suivantes. Ce n’est pas sérieux ! Qu’est-ce que la ville attend ? Elle a les moyens de ces investissements. Nous savons aussi que les investissements dans la transition écologique qui ne sont pas faits aujourd’hui coûteront encore plus chers demain. Lyon peut et doit agir auprès de ses partenaires financiers afin qu’ils réorientent leurs financements vers la transition énergétique et au passage à une économie décarbonée. » Les élus écologistes se sont abstenus sur ce budget.
« Le vernis vert a déjà craqué, déplore Gregory Doucet, secrétaire d’EELV Lyon. Ce budget aurait pu servir pour prendre le virage d’une transition écologique ambitieuse et juste. Les annonces de Gérard Collomb à son retour sont restées des promesses vides. Pourtant l’ONU et le GIEC l’ont redit : c’est dans les mois qui viennent que l’on doit enclencher une rupture dans notre façon d’organiser la ville et nos territoires. Les grandes villes ont un rôle énorme à jouer, Lyon n’est pas à la hauteur de cette exigence. »
« Rénovation des bâtiments, aide au changement de véhicules, désinvestissement des énergies fossiles, les mesures concrètes pour lutter contre le dérèglement climatique existent mais nécessitent une volonté réelle d’agir. En 2019, Lyon a choisi l’immobilisme. » conclue Grégory Doucet.