Subventions à l’Entreprenariat en Economie Sociale et Solidaire // Intervention d’Emeline Baume au conseil municipal de Lyon // 25 septembre 2017
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Samedi dernier encore nous avons eu la preuve au travers de la Fête des récoltes de la vitalité du secteur associatif et plus largement des entrepreneurs de l’Économie Sociale et Solidaire.
Avec le label Lyon Ville Equitable et Durable, notre collectivité anime un réseau d’acteurs tout en donnant à voir en autres au travers d’un classique guide et d’affichage publicitaire à des périodes clés aux habitants, aux consom’acteurs des lieux, des femmes et des hommes engagés pour une économie responsable et de proximité.

Avec le soutien à l’incubation de projets, là encore, la Ville prend sa place pour accélérer des envies d’agir individuelles et collectives. 
Pas à pas dans l’ensemble des secteurs d’activité des organisations de l’ESS expérimentent et s’implantent.

Pas à pas la valeur ajoutée créée sur notre territoire circule sur ce même territoire sans participer au capitalisme financier tant prédateur en ressources naturelles qu’en emplois de qualité. L’accompagnement de la Ville vers une monnaie complémentaire adossée à l’€, favorisant cette économie de proximité est un excellent signal en ce sens !

Par ailleurs, certaines organisations font des offres de service en articulation avec le service public, d’autres sont en substitution en quelque sorte. Je pense par exemple à l’éducation populaire.  
L’enjeu de l’hybridation des ressources est désormais de taille depuis quelques semaines pour tout un spectre des acteurs de l’ESS : je fais écho ici à l’annonce brutale de la baisse puis la disparition d’une aide d’Etat qui pour des associations pourraient se cumuler avec les précédentes coupes du conseil régional.

Revenons sur l’exemple ci dessus : les subventions directes ou indirectes via des emplois aidés à destination d’associations inscrites dans des démarches d’éducation populaire sont des investissements d’avenir. Un avenir avec des femmes et des hommes debout, respectueux d’eux-mêmes et d’autrui peut être plus enclins à entreprendre que d’autres, peut être avec moins de soucis de santé que d’autres etc !  Je veux dire par là une dépense publique utile à moyen et long terme !

Changer les règles du jeu de la redistribution nationale voir même locale pourquoi pas ? Il eut été préférable de pointer des priorités, de rencontrer les parties prenantes, de s’accorder sur un plan. Certes le Préfet de Région va arbitrer et en protégeant l’urgence sociale et le périscolaire . Et le reste ?

Peut être que nous sommes arrivés à la rupture et qu’il nous faut là débattre du travail et du sens de ce dernier dans une économie globalisée sur une terre limitée.

Christophe Iter vient d’être nommé et le rapport de J. M. Borello est très attendu ! 
Gageons qu’ils sauront respecter et montrer au Président de la République et à Bercy toutes les facettes de cette économie là qui vise à ce que chacun ait une activité dans la dignité pour répondre à ses besoins essentiels et sans nuire autrui ou l’environnement.

EELV prendra toute sa part dans ces débats de fond, dans ces actions locales et votera avec plaisir l’ensemble des accompagnements proposés ce jour aux acteurs de l’ESS.

Emeline Baume,
Conseillère municipale Europe Ecologie-Les Verts de la Ville de Lyon