Fiche pratique // Les épiceries sociales et solidaires // Automne 2008
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Les épiceries sociales ont été créées dans les années 90 pour compléter le dispositif de lutte contre la pauvreté et l’exclusion qui touche plus de 7 millions de Français aujourd’hui et risque d’en toucher plus encore.L’Epicerie sociale et solidaire « Passerelle Eau de Robec » est une entreprise sociale née il y a 7 ans, accompagnée et soutenue financièrement par la délégation économie sociale et solidaire à Lyon.

Les épiceries sociales et solidaires sont à la fois des lieux de vente (non de distribution gratuite) et des lieux d’accompagnement.
Un lien social digne est maintenu. Ce n’est pas un espace d’assistanat.

Il y a 300 épiceries sociales et solidaires en France.
26 en région Rhône-Alpes.
5 dans le Rhône.
2 à Lyon.

La structure épicerie sociale  » eau de robec  » a une histoire qui s’inscrit pleinement dans l’action sociale de notre ville.

Comme toutes les entreprises sociales, comme les régies de quartier, elle a besoin que l’Etat, le conseil général, la Région ne se désengagent pas, comme cela s’est produit dans le 9ème arrondissement conduisant l’épicerie sociale de Vaise au dépôt de bilan.

L’autofinancement des épiceries sociales et solidaires ne peut être supérieur à 40%, l’engagement public est donc fondamental.

A Lyon, fort de notre expérience nous avons donc décidé de mettre en place un comité de suivi associant les différents services et élus  de la Ville (Action sociale, Développement territorial, Economie sociale et solidaire) et les partenaires (DDASS, GESRA)
Il faut savoir que les épiceries sociales et solidaires sont le plus souvent à 75% associatives et portées à hauteur de 25% par les CCAS.

Voici l’exemple d’une expérimentation qui a prouvé son efficacité et qui doit aujourd’hui être confortée par :

  • un engagement pérenne,
  • une professionnalisation des dirigeants en gestion d’entreprise,
  • un accompagnement des projets en concertation avec les travailleurs sociaux.

Les épiceries sociales et solidaires sont porteuses d’une dynamique d’insertion des personnes les plus vulnérables il est pertinent d’affirmer le soutien de la Ville pour cette démarche dont la finalité est en cohérence avec l’objectif de la collectivité « Mieux vivre ensemble ».

Guylaine Gouzou-Testud