Délibération sur le principe de gratuité de mise à disposition des locaux de la cuisine centrale au profit du futur prestataire du marché public de restauration scolaire // Intervention de Françoise Chevallier au conseil municipal // 18 juillet 2017
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Cette délibération est l’occasion pour les élu-es Europe écologie Les Verts de parler de nos attentes vis à vis du futur marché de la restauration scolaire.

La restauration scolaire permet d’offrir un repas de qualité aux enfants bénéfique pour leur santé, elle permet une éducation au goût, une sensibilisation à d’autres façons de se nourrir et une éducation à l’environnement. Avec 25 000 repas assurés par jour aux écoliers lyonnais, elle peut jouer un rôle important dans la politique alimentaire de notre territoire en favorisant la structuration de filières locales de qualité (y compris en terme de protéines végétales) : production, préparation, distribution sans gaspillage … et ainsi limiter les émissions de gaz à effet de serre ou encore améliorer la qualité de l’air. Cela soutient le développement d’un emploi local non délocalisable.

Actuellement les repas contiennent 31 % de composantes bio. Et 55 % des légumes et fruits, 75 % de la viande bœuf ou encore 100 % du pain proviennent d’u approvisionnement local. Un repas sans viande mais pouvant contenir du poisson est proposé comme alternative chaque jour, ce n’est pas un vrai repas végétarien. Le marché actuel a commencé à prendre en compte les préoccupations sur la qualité des repas et l’empreinte écologique de la restauration scolaire. Notre attente et, je pense qu’elle est partagée, est que nous allions plus loin pour le prochain marché.

Voilà donc une série de propositions que nous avons faites :
– plus de bio et de local : avoir comme objectif 50 % de bio à l’issue du nouveau marché, augmenter la part du local par exemple 80 % pour les fruits et légumes, la viande et les produits laitiers (la situation géographique de notre ville le permet) ;
– demander à ce que le prestataire utilise le plus possible les circuits courts pour l’approvisionnement (pas plus d’un intermédiaire) ;
– utilisation de produits frais (conserves et surgelés pour les repas SOS seulement), en effet nous avons la chance que la cuisine centrale possède une légumerie qui permet la préparation de ces produits ;
– le poisson en provenance de la pêche durable (pas d’espèce menacée ni de pêche en eau profonde) ;
– un vrai menu végétarien sans autre alternative 1 fois par semaine pour découvrir que l’on peut se nourrir autrement avec des protéines végétales.

En ce qui concerne le gaspillage alimentaire et les déchets :
Des progrès ont été faits récemment avec la commande des repas à l’avance qui a permis de beaucoup diminuer les déchets ou encore le travail entamé avec les associations caritatives comme la banque alimentaire pour récupérer les produits non consommés.
Nous proposons d’avoir comme objectif à terme le zéro déchet- zéro gaspi.
Cela veut dire le compostage à la cuisine centrale et dans les écoles, le don ce qui n’est pas utilisé, un travail sur la taille des portions pour les repas, l’utilisation de récipients lavables pour la distribution en liaison froide…

Enfin il faudrait dans nos cahiers des charges de commande publique faciliter l’accès aux acteurs organisés en réseau / en coopération plutôt qu’à des grands groupes. Cela participe aussi à la relocalisation de l’économie.

Ce serait bien que le conseil municipal soit informé du contenu du nouveau marché. Et nous espérons que celui-ci intègrera une grande partie de nos attentes.

Françoise Chevallier,
Présidente du groupe des élus Europe Ecologie-Les Verts et apparentés de la Ville de Lyon

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